Les Ateliers Olivier Vaucher

Dominique Vaucher

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Dominique Vaucher descend, du côté maternel, d’une lignée d’artistes aux multiples talents. Les Regamey ont ainsi été peintres, illustrateurs, aquarellistes, graveurs ou encore lithographes. Elle grandit donc dans un milieu où l’expression créatrice se vit au quotidien. Formée aux arts plastiques, Dominique Vaucher apprendra à décliner son talent à travers plusieurs techniques qu’elle acquiert au fil du temps. Des fresques, peintures murales et trompes-l’œil, elle passe à la peinture à l’huile avec succès. La rencontre avec Olivier Vaucher en 2003 la conduira aux œuvres de très petits formats. Là encore, elle y introduit sa sensibilité et développe avec celui qui deviendra son mari une approche résolument artistique et vibrante des métiers d’art liés à l’horlogerie.

 

Creuset artistique

Dominique (née Massonnat) grandit à Grenoble, ville qui l’a vue naître le 25 mars 1955. Et dès son plus jeune âge, elle aime à s’exprimer par la création. Sa mère, issue d’une famille d’artistes, peint et grave par plaisir et l’encourage dans cette voie.  Cela deviendra le fil rouge de son existence. Sa scolarité s’achève avec des études aux Arts Plastiques à Aix-en-Provence, suite naturelle à son passe-temps favori. Diplômée à 24 ans, Dominique Massonnat devient en même temps jeune maman. Sa seconde fille naît deux ans plus tard.

 

Trompe-l’oeil

Alors qu’elle travaille comme enseignante, on lui propose un projet inattendu : la réalisation d’une grande fresque murale. C’est une réussite autant qu’une surprise : son travail est apprécié, et très vite d’autres chantiers l’attendent. L’époque encourage aussi les trompe-l’œil et la dissimulation de murs sous de faux marbres et autres artifices reproduisant des surfaces naturelles. Dominique y voit un futur et se forme à la technique de l’aérographe, à Paris. Mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous. Par contre, ses talents de peintre sur grands formats continuent, eux, d’être demandés. En parallèle, la jeune artiste goûte par hasard au monde du vin. Elle peint des étiquettes modernes et inattendues pour des Beaujolais nouveaux. Ses créations, d’un genre abstrait, trouvent leur public.

 

Peinture à l’huile

Elle s’associe bientôt à un architecte d’intérieur et leur activité connaît bientôt un essor suffisant pour lui permettre de s’initier en autodidacte à une nouvelle technique : la peinture à l’huile. Elle y développe la maîtrise des jeux de lumière, essentielle à ses yeux. Le travail du peintre anglais Ken Howard l’influence fortement. Entre temps établie à Cannes, elle peint des lieux qui font la réputation de la ville. Plutôt que leur faire honneur, elle veut offrir un regard neuf sur leur beauté intrinsèque et si souvent effacée par la puissance de leur prestige. On peut citer la plage de l’hôtel Martinez, ou l’entrée du Carlton. Alors inconnue dans ce registre artistique, Dominique, devenue Fouquet, vend ses premières oeuvres via un jeune antiquaire local. Le tableau intéresse trois acheteurs en moins d’un mois. Ce début prometteur se concrétise à tel point que Dominique peut s’y consacrer entièrement. Depuis peu, elle monte aussi régulièrement à Genève, ville qui changera bientôt le court de sa vie. Car un coup du sort met une fin brutale à cette seconde carrière. Désormais installée dans la Cité de Calvin, l’artiste doit réagir. Un travail d’appoint lui permet de stabiliser sa situation et de réfléchir à son avenir. C’est à cette période qu’elle rencontre Olivier Vaucher avec qui elle se lie d’amitié. Ensemble, ils réalisent des essais de techniques et de décorations sur cadrans. Dominique s’initie par la pratique à l’univers horloger et à ses méthodes, auquel elle amène son regard et son expérience d’artiste.

 

L’union

En 2005, Dominique et Olivier forment un couple qui se consacre à innover et à améliorer la qualité artistique des métiers traditionnels de décoration en horlogerie. Dominique prend une part active au développement de l’atelier. Elle encourage l’acquisition de machines sophistiquées capables de dégrossir certains travaux pour que les artisans se concentrent sur les tâches les plus sensibles. Elle apprend aussi à maîtriser la micro-peinture, ainsi que l’émaillage. A nouveau, Dominique surprend par la qualité de son trait et son approche des couleurs et de la lumière.

 

Amour du geste

Puriste dans l’âme, Dominique Vaucher travaille pour l’amour du geste. Par son travail, elle cherche à donner un éclat de vie qui pourrait faire défaut aux créations. Elle dit aimer le contact avec la matière et cherche à en trouver le meilleur usage. Dominique porte également une grande importance au travail en équipe et considère la coopération et le partage comme des valeurs cardinales pour atteindre l’excellence.